Test roues Makadamm Evora 35 à pneus : 1080 grammes de plaisir !

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Les roues vélo carbone Makadamm Evora 35 à pneus affichent 1080 grammes !
Les roues vélo carbone Makadamm Evora 35 à pneus affichent 1080 grammes !

Makadamm s’implante dans le domaine spécifique de la roue et du freinage. Lorsque Fabrice nous propose de tester sa nouvelle production, la Makadamm Evora 35, on dit banco immédiatement. Pourquoi ? Parce qu’à la lecture de la fiche technique des roues on se dit qu’on ne doit pas passer à côté de cette opportunité.

Makadamm Evora 35 en version pneumatique

Makadamm et sa gamme Evora. Roulements céramique.
Makadamm et sa gamme Evora. Roulements céramique.

Makadamm a une reconnaissance dans le milieu cycliste pour les initiés. La gamme est complète et toujours en évolution. Nous avions testé les patins Darkpads ici avec satisfaction. Lorsque ce modèle Makadamm Evora nous a été proposé, on s’est orienté vers un format de 35mm (polyvalence) et à pneu (la plus courante). Lorsque le poids annoncé 1090 grammes pour cette version nous est apparu, la curiosité était encore plus grande. Sur le papier une roue Makadamm Evora ça donne quoi ? Une jante carbone de 35mm de hauteur pour 24.3mm de largeur externe. Une surface de freinage spécifique avec un traitement de surface au laser.

Sa composition unique en carbone et une tresse 1K/3K/UD T800 permet d’afficher un poids de 335 grammes la jante. Sur cette version elle est compatible pneu ou Tubeless. Un montage à la main personnalisable, une ligature des rayons sur la roue arrière au carbone. Le tout s’articule sur un moyeu Xevo qui s’offre des roulements Ceramicspeed. Le perçage est de 16 trous pour l’avant et 21 pour l’arrière. On est sur une roue haut de gamme. Le conditionnement se doit d’être à la hauteur et il l’est. Dans le colis vous avez vos roues, blocages rapides en titane, patins de frein carbone Darkpads, valves Tubeless et deux housses de roue d’une belle qualité.

Le poids : l’ennemi du grimpeur

Dès que le livreur est arrivé dans nos locaux, la première chose que nous avons fait c’est de passer les Makadamm Evora 35 à la pesée. L’ensemble (sans les blocages) affiche 1080 grammes sur notre balance Park Tool. Sur ce point le contrat en rempli. On arrive au montage du pneu. Pas de souci particulier. On monte une paire de Vittoria comme du Hutchinson ou du Michelin. Un peu plus tard on montera les Continental GP 5000 que nous avions testé ici. Le montage est facile, normal les pneus ont déjà roulé et la tringle est légèrement plus souple qu’à neuf. Comme on partait sur un week-end de montagne, l’occasion était toute trouvée. Dès les premiers tours de roue, la rigidité de la roue avant est frappante. C’est un plus rigide qu’une version Astérion (en test ici), à observer si en fin de sortie, dans une descente rapide et au freinage comment cela se comporte.

La montagne pour les Makadamm Evora 35

Le format de 35 est excellent pour la montagne mais également pour tous les jours.
Le format de 35 est excellent pour la montagne mais également pour tous les jours.

Forcément avec un poids réduit comme celui-ci la montagne est un fabuleux terrain de jeu pour les Makadamm Evora 35. Le choix du pneu s’est fait uniquement pour une question de commodité. Dans l’absolue nous serions partis sur une version boyaux. Sur le plat, dans la vallée, c’est la fluidité, la faible masse et l’inertie proche de 0 qui est facilement perceptible. On enroule le braquet très facilement et on économise de l’énergie pour le reste de la sortie.

Vient ensuite la première ascension, on tombe le grand plateau. Les sensations sont là, la vitesse se conserve avec une bonne facilité. C’est dans les relances que l’on remarque un excellent ratio nervosité/rigidité. C’est sportif dans l’approche. On peut tomber une dent, relancer (et prendre deux/trois km/h par la même occasion) et reprendre notre rythme. On avale le reste de l’ascension sans problème et se profil le sommet. Comme on est plusieurs et que la fraicheur est encore là on va faire les points du sommet. On arrive à remettre le grand plateau et employer de la puissance jusqu’en haut. Rien ne bouge et les Makadamm Evora 35 ne bougent pas. Même avec un réglage des patins très près ça ne frotte pas.

Descendre en Makadamm Evora 35

On a eu de la vitesse en descente, environ75/80 km/h au plus rapide. On a toujours le contrôle de notre vitesse de freinage. Même sur de gros arrêts, on constate une absence de blocage des roues. Nous avons utilisé les patins Darkpads carbone sur cette première partie de test. On reste serein dans les trajectoires quel que soit la vitesse. Les virages s’enchainent et les changements d’angle sans aucun problème. On va ensuite enchainer les ascensions pour finir la sortie avec 5 heures de vélo. La fatigue ou tension n’est pas marquée au niveau des cervicales. C’est donc une filtration correcte des aspérités de la route.

La piste de freinage est endurante même en condition extrême.
La piste de freinage est endurante même en condition extrême.

Le lendemain on reprend la route pour 6 heures de vélo toujours avec des ascensions, des descentes et du plat. On a repris des forces, mais le programme du jour est conséquent. On part véloce (ce qu’aiment bien les Makadamm Evora 35) pour s’économiser pour la suite de la sortie. Sur des pentes à 10% (et plus) vous pouvez opter soit pour de la vélocité soit de la force. Dans tous les cas les Makadamm encaissent la sollicitation. La fatigue commence à faire son œuvre. Cela va permettre de connaitre l’exigence des roues. Quand le rythme devient moins sportif, c’est agréable de rouler les Makadamm. Petit braquet, faible vitesse, c’est le faible poids qui met en lumière ce modèle. Si vous avez le bon pneumatique et la bonne pression c’est aussi un certain confort qui vous accompagne.

La fluidité des roulements est bluffante

On aime vraiment la qualité des roulements et du moyeu.
On aime vraiment la qualité des roulements et du moyeu.

Fin de journée, on tire le bilan positif de ce gros week-end (environ 12 heures de vélo). On confirme ce que nous pensions. Le faible poids trouve un intérêt dès que la pente augmente tout comme le ratio rigidité-nervosité. Le freinage reste sûr, l’usure des patins est cependant marquée. Dans le cas d’une utilisation sportive et avec des ascensions il faudra prévoir un changement régulier de ce consommable. Par contre la jante reste intacte, et on s’arrête sans problème !

Au niveau des roulements. Ils ont pris de la fluidité avec les kilomètres. On observera donc une période de rodage pour en tirer le meilleur. Comme on a continué à rouler ensuite sur presque 1000kms, on remarque aussi une absence de jeu dans les moyeux. On a également changé les patins pour une version Campagnolo-Fulcrum carbone (rouge). La puissance et toujours présente, c’est la dureté qui est différente. Il faut s’employer légèrement plus au début du freinage. Ensuite on dose la vitesse. En revanche ce type de patin offre une meilleure durée de vie (plus grande).

Le bilan

Une offre complète et personnalisable.
Une offre complète et personnalisable.

On est forcément amplement satisfait des Makadamm Evora 35. Le contrat est parfaitement validé. Le poids est respecté, aucun souci sur la durée, une qualité de roulements hors norme. Les composants annexes sont aussi haut de gamme avec des housses de qualité et des blocages rapides premium (41 grammes pour la version titane). Vous avez également la possibilité de personnaliser le montage tant dans les coloris que la tension des rayons. Sur ce point c’est l’expérience de l’équipe Makadamm qui pourra vous guider.
Notre modèle d’essai s’affiche à 2390 euros. C’est un prix élevé mais sur le segment du light difficile de trouver aussi léger au même prix.

Merci à Fabrice et l’équipe Makadamm pour la mise à disposition des Makadamm Evora.

 

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